Le calendrier d'entrée en vigueur

Le contrôle technique des deux-roues, tricycles et quadricycles motorisés de plus de 125 cm3 est devenu obligatoire en France à partir du 15 avril 2024, après plusieurs années de débats et de reports successifs sur cette mesure. Contrairement à une mise en place uniforme du jour au lendemain, l'entrée en vigueur s'est faite de façon progressive, selon l'ancienneté du véhicule concerné.

Les véhicules les plus anciens ont été soumis à l'obligation en premier, avec une date limite fixée au 15 avril 2024 pour les motos immatriculées avant 2017. Les véhicules plus récents ont bénéficié d'échéances légèrement décalées, réparties sur les mois suivants, pour étaler la charge sur les centres de contrôle technique et éviter un afflux massif de rendez-vous sur une période trop courte.

Le calendrier progressif selon l'ancienneté du véhicule

Ces dates concernent la première mise en circulation, à vérifier sur la carte grise du véhicule.

Première mise en circulationDate limite du premier contrôle technique
Avant le 1er janvier 201715 avril 2024
Entre 2017 et 201915 août 2024
Entre 2020 et 202115 décembre 2024
À partir de 20225 ans après la première mise en circulation

Une fois le premier contrôle réalisé, la périodicité standard de renouvellement est ensuite de 3 ans.

Quels véhicules sont réellement concernés

Sont concernés par cette obligation les véhicules motorisés à deux, trois ou quatre roues d'une cylindrée supérieure à 125 cm3 : motos classiques, gros scooters, mais aussi certains tricycles et quadricycles motorisés au-delà de ce seuil. Les scooters et motos de 125 cm3 et moins restent, à ce jour, exemptés de cette obligation, ce qui explique pourquoi de nombreux utilisateurs de scooters urbains classiques ne sont pas concernés par cette réforme.

Les véhicules de collection (généralement âgés de plus de 30 ans et répondant à des critères spécifiques) et certains véhicules à usage exclusivement sportif ou de compétition bénéficient de règles particulières, parfois assouplies par rapport au calendrier général applicable aux véhicules d'usage courant.

Concerné ou non : les grandes lignes à retenir

La cylindrée reste le critère le plus simple pour savoir si son véhicule est concerné.

Concerné par le contrôle technique

  • Motos de plus de 125 cm3
  • Gros scooters (au-delà de 125 cm3)
  • Certains tricycles et quadricycles motorisés
  • Véhicules immatriculés en France, quel que soit l'usage courant

Non concerné à ce jour

  • Scooters et motos de 125 cm3 et moins
  • Cyclomoteurs classiques (50 cm3)
  • Certains véhicules de collection sous conditions
  • Véhicules à usage exclusivement sportif encadré

Ce que vérifie le contrôle technique moto

Contrairement au contrôle technique automobile, celui des deux-roues motorisés ne comporte aucune vérification des émissions polluantes. Le contrôle se concentre exclusivement sur des points liés à la sécurité mécanique : freinage, éclairage et signalisation, direction, liaison au sol (pneus, amortisseurs, roues), châssis et structure, ainsi que le niveau sonore de l'échappement, un point particulièrement surveillé pour les deux-roues du fait des nuisances sonores fréquemment associées à ce type de véhicule.

Un point de vigilance porte également sur l'identification du véhicule (numéro de série, correspondance avec la carte grise) et sur d'éventuelles modifications non homologuées du moteur ou de l'échappement, une pratique répandue chez certains utilisateurs de deux-roues qui peut désormais entraîner une contre-visite obligatoire si elle est détectée.

La périodicité à respecter

Une fois le premier contrôle technique réalisé (5 ans après la première mise en circulation pour les véhicules les plus récents), la périodicité de renouvellement standard est fixée à 3 ans, un rythme moins fréquent que celui appliqué aux véhicules automobiles (2 ans après le premier contrôle à 4 ans). Cette différence s'explique en partie par le kilométrage généralement inférieur parcouru par les deux-roues par rapport aux voitures, et par la nature différente des risques mécaniques identifiés sur ce type de véhicule.

Le principe de la contre-visite en cas de défaillance majeure fonctionne selon une logique proche de celle appliquée à l'automobile, avec un délai de deux mois pour faire réparer et repasser le contrôle, similaire à ce qui s'applique déjà pour les véhicules automobiles refusés au contrôle technique.

Combien coûte ce contrôle

Le tarif d'un contrôle technique pour deux-roues motorisé n'est pas fixé de façon uniforme au niveau national, chaque centre restant libre de fixer son prix. Dans les faits, il se situe généralement entre 30 et 50 €, un montant nettement inférieur à celui d'un contrôle technique automobile classique, en raison d'un temps de contrôle plus court et d'un nombre de points vérifiés plus restreint.

Comment se préparer au contrôle technique de sa moto

Une vérification préalable simple permet d'éviter la plupart des motifs de contre-visite.

  1. 1

    1. Vérifiez la date de première mise en circulation sur la carte grise

    Cette date détermine l'échéance de votre premier contrôle technique selon le calendrier progressif en vigueur.

  2. 2

    2. Contrôlez l'éclairage et la signalisation avant le rendez-vous

    Feux avant, arrière, clignotants et éclairage de plaque sont des points de contrôle fréquemment source de contre-visite s'ils sont défectueux.

  3. 3

    3. Vérifiez l'état des pneus et du système de freinage

    Une usure excessive des pneus ou des plaquettes de frein est l'un des motifs de défaillance les plus courants sur ce type de contrôle.

  4. 4

    4. Assurez-vous que l'échappement n'a pas été modifié de façon non homologuée

    Un échappement trafiqué pour augmenter le niveau sonore ou la puissance constitue un motif quasi systématique de contre-visite.

  5. 5

    5. Prenez rendez-vous suffisamment à l'avance

    La montée en charge des centres agréés pour les deux-roues peut entraîner des délais d'attente, notamment à l'approche des échéances du calendrier progressif.

Les repères à retenir

125 cm3Seuil de cylindrée à partir duquel le contrôle est obligatoire
3 ansPériodicité de renouvellement après le premier contrôle
30-50 €Coût moyen d'un contrôle technique moto
0Vérification des émissions polluantes (contrairement à l'automobile)
Contrairement à l'automobile, ce n'est pas la pollution qui est vérifiée sur un deux-roues, mais uniquement ce qui touche directement à la sécurité du conducteur.
, Principe de base du contrôle technique des deux-roues motorisés

Questions fréquentes

Un scooter de 125 cm3 est-il concerné par le contrôle technique ?

Non, le seuil d'obligation est fixé au-delà de 125 cm3. Un scooter de 125 cm3 exactement ou moins reste donc exempté de cette obligation à ce jour.

Le contrôle technique moto vérifie-t-il le bruit de l'échappement ?

Oui, le niveau sonore fait partie des points vérifiés, tout comme la conformité de l'échappement par rapport à l'homologation d'origine du véhicule, un point de contrôle qui concerne particulièrement les deux-roues.

Que se passe-t-il si je vends ma moto sans contrôle technique valide ?

La vente reste juridiquement possible, mais un contrôle technique de moins de six mois est requis pour les véhicules concernés par l'obligation, comme c'est déjà le cas pour les voitures d'occasion.

Le contrôle technique moto est-il le même dans tous les centres agréés ?

Le contenu du contrôle est encadré par une réglementation nationale identique, mais le tarif et les délais de rendez-vous peuvent varier d'un centre à l'autre, notamment selon qu'il est spécialisé ou non dans les deux-roues.

Une moto rarement utilisée est-elle quand même soumise à l'obligation ?

Oui, l'obligation de contrôle technique s'applique dès lors que le véhicule est immatriculé et circule, indépendamment du kilométrage réellement parcouru ou de la fréquence d'utilisation du deux-roues.

En résumé

Depuis avril 2024, le contrôle technique est bien obligatoire en France pour les deux-roues motorisés de plus de 125 cm3, avec une entrée en vigueur qui s'est étalée progressivement selon l'ancienneté des véhicules. La périodicité de 3 ans après le premier contrôle et l'absence de vérification des émissions polluantes distinguent nettement cette procédure de son équivalent automobile, mais l'enjeu de sécurité, notamment sur le freinage et l'éclairage, reste tout aussi central pour ce type de véhicule.